
J’avais l’impression de franchir une limite invisible, d’entrer dans une histoire qui ne m’appartenait pas. Pourtant, au fond de moi, je savais que je devais le faire. Avant d’épouser cet homme, je voulais me rendre sur la tombe de sa première femme, déposer des fleurs et lui demander pardon en silence.
Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a parlé avec honnêteté de son passé. Il avait été marié. Sa femme était morte dans un accident tragique. Il disait que cette perte restait une blessure ouverte. Je l’ai cru. Je l’ai plaint. Et j’ai choisi de ne pas fouiller davantage dans ses souvenirs. Ce qui comptait, pensais-je, c’était notre présent.
Mais une idée ne cessait de me hanter : comment construire mon bonheur sur les ruines d’un autre sans au moins faire un geste de respect ? Chaque fois que j’évoquais l’idée d’aller au cimetière, il refusait catégoriquement. Il affirmait que ce n’était pas nécessaire, que cela ne ferait que raviver la douleur. Pourtant, derrière ses paroles calmes, je percevais une tension étrange. Ce n’était pas seulement de la tristesse. C’était comme de la peur.
Un matin, j’ai décidé de ne plus attendre. J’ai acheté des fleurs et je suis partie sans lui en parler.
Le cimetière était silencieux. L’air semblait lourd. J’ai cherché son nom parmi les rangées de pierres blanches jusqu’à trouver la tombe. Elle était impeccablement entretenue, couverte de fleurs fraîches.
Je me suis approchée.
Et j’ai levé les yeux vers la photographie.
Mon cœur s’est arrêté.
La femme qui me regardait depuis la pierre tombale me ressemblait d’une manière troublante. Même forme de visage. Même regard. Même petite marque près des lèvres. Ce n’était pas une simple ressemblance vague. C’était presque un reflet.
Je me suis agrippée au bord du monument pour ne pas tomber. C’était impossible. Et pourtant, plus je regardais, plus la ressemblance me paraissait évidente.
J’ai baissé les yeux vers les dates gravées dans le marbre. Sa date de naissance était identique à la mienne. Jour, mois, année.
Un frisson m’a parcourue.
J’avais l’impression de franchir une limite invisible, d’entrer dans une histoire qui ne m’appartenait pas. Pourtant, au fond de moi, je savais que je devais le faire. Avant d’épouser cet homme, je voulais me rendre sur la tombe de sa première femme, déposer des fleurs et lui demander pardon en silence.
Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a parlé avec honnêteté de son passé. Il avait été marié. Sa femme était morte dans un accident tragique. Il disait que cette perte restait une blessure ouverte. Je l’ai cru. Je l’ai plaint. Et j’ai choisi de ne pas fouiller davantage dans ses souvenirs. Ce qui comptait, pensais-je, c’était notre présent.
Mais une idée ne cessait de me hanter : comment construire mon bonheur sur les ruines d’un autre sans au moins faire un geste de respect ? Chaque fois que j’évoquais l’idée d’aller au cimetière, il refusait catégoriquement. Il affirmait que ce n’était pas nécessaire, que cela ne ferait que raviver la douleur. Pourtant, derrière ses paroles calmes, je percevais une tension étrange. Ce n’était pas seulement de la tristesse. C’était comme de la peur.
Un matin, j’ai décidé de ne plus attendre. J’ai acheté des fleurs et je suis partie sans lui en parler.
Le cimetière était silencieux. L’air semblait lourd. J’ai cherché son nom parmi les rangées de pierres blanches jusqu’à trouver la tombe. Elle était impeccablement entretenue, couverte de fleurs fraîches.
Je me suis approchée.
Et j’ai levé les yeux vers la photographie.
Mon cœur s’est arrêté.
La femme qui me regardait depuis la pierre tombale me ressemblait d’une manière troublante. Même forme de visage. Même regard. Même petite marque près des lèvres. Ce n’était pas une simple ressemblance vague. C’était presque un reflet.
Je me suis agrippée au bord du monument pour ne pas tomber. C’était impossible. Et pourtant, plus je regardais, plus la ressemblance me paraissait évidente.
J’ai baissé les yeux vers les dates gravées dans le marbre. Sa date de naissance était identique à la mienne. Jour, mois, année.
Un frisson m’a parcourue.
Et pour la première fois, j’ai compris que je ne vivais peut-être pas simplement avec un homme brisé par le passé.

Mais avec quelqu’un qui tente de le réécrire.
Et si la première histoire s’est terminée par un « accident », je n’ose imaginer comment pourrait se terminer la seconde.